LES EUDISTES
C.J.M.

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LES ŒUVRES COMPLÈTES

de Saint Jean Eudes

Les écrits de Jean Eudes qui nous sont parvenus comprennent douze volumes publiés

sous le titre de: "ŒUVRES COMPLÈTES" (OC):

Jean Eudes et les Saints Coeurs.(Verrière de la chapelle de la Maison de Charlesbourg)

T. I - LA VIE ET LE ROYAUME DE JÉSUS DANS LES ÂMES CHRÉTIENNES (1637)
T. II - TRAITÉ DE L'HONNEUR DÛ AUX LIEUX SAINTS (1648)

T. III - LE MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE (1668 ou 1681)

  • Manuel de prières pour une communauté (1668)
T. IV - LE PRÉDICATEUR APOSTOLIQUE (1673 ou 1685)
        - LE BON CONFESSEUR (1644)
T. V - L'ENFANCE ADMIRABLE DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU (1676)
T. VI - LE COEUR ADMIRABLE DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU (1681)
T. VII - LE COEUR ADMIRABLE DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU (1681)
T. VIII - LE COEUR ADMIRABLE DE LA MÈRE DE DIEU (1681)
  • Magnificat
  • Traité de la dévotion au Coeur de Jésus (12e livre)
  • Deux traités de la dévotion au Coeur de Marie (1648 et 1666)
  • Règlement de la Société du Coeur Admirable (1760 - Rennes)
T. IX - RÈGLES ET CONSTITUTIONS DE LA CONGRÉGATION DE JÉSUS ET MARIE (1658)
T. X - RÈGLES ET CONSTITUTIONS DE NOTRE-DAME DE CHARITÉ (1682)
  • Coutumier (de l'Institut Notre-Dame de Charité);
  • Lettres de S. Jean Eudes (livres 1 et 2)
T. XI - LETTRES DE S. JEAN EUDES, (livre 3) (1682)
  • Offices et Messes
T. XII - PETITS OFFICES, OPUSCULES ET FRAGMENTS
  • Tables analytique, biblique et patristique.
   
PRÉSENTATION

par Édouard Boudreault, c.j.m.

Ces écrits ont inspiré de nombreuses générations de prêtres, de religieuses et de laïques à travers les continents, mais avec des hauts et des bas, selon les époques et selon les pays.

De nos jours, les écrits de Jean Eudes, ordinairement sous forme de morceaux choisis, ont pris un essor renouvelé. À leur grande surprise, plusieurs chercheurs ont retrouvé en Jean Eudes une doctrine dont l'aspect pratique et la profondeur sont un apport précieux au renouveau théologique, liturgique et mystique, issu de Vatican II.

Au Canada français, les écrits de Jean Eudes nous révèlent des aspects oubliés de nos origines spirituelles et doctrinales.

Voici un aperçu de ses principales Oeuvres en utilisant les textes mêmes de Jean Eudes et ceux du P. Charles Lebrun dans les introductions de ces Oeuvres Complètes publiées au début du XXe siècle.

Les textes en retrait et en gras sont des citations de saint Jean Eudes
Les textes pleine ligne sont des citations de Charles Lebrun, c.j.m.
Les lignes en caractères italiques sont de Édouard Boudreault, c.j.m.


CONTRAT DE L'HOMME AVEC DIEU PAR LE SAINT BAPTÊME

Que celui qui a été baptisé a fait un Contrat avec Dieu, de très grande importance. C'est une chose déplorable à larmes de sang, de voir que, d'un si grand nombre d'hommes dont la terre est peuplée, qui ont été baptisés, et par conséquent admis au rang des enfants de Dieu, des membres de Jésus-Christ et des temples vivants du Saint-Esprit, et obligés à mener une vie conforme à ces divines qualités, il y en a néanmoins beaucoup plus qui vivent en bêtes, en païens et même en démons, qu'il n'y en a qui se comportent en véritables chrétiens.

Quelle est la cause d'un si grand mal? Il y en a plusieurs. Mais l'une des principales est que la plus grande partie de ces mêmes chrétiens est ensevelie dans un tel abîme de ténèbres et dans une si prodigieuse ignorance des choses qui appartiennent à leur profession, que même ils ne savent pas ce que c'est que d'avoir été baptisés.

Le Baptême est un sacrement qui nous incorpore à Jésus-Christ et nous apporte, avec l'obligation de mourir au vieil homme, le principe d'une vie toute nouvelle qui est la vie même de Jésus-Christ. (OC II, 207)

«Les ascètes français du XVIIe siècle, surtout ceux qui se rattachent à l'école de l'Oratoire, se plaisent à rappeler cette vérité qui est pour eux absolument fondamentale. Dans ses Exercices spirituels, saint Ignace part de la création pour établir les devoirs de l'homme envers Dieu, et le principe qui sert de base aux exercices s'applique à l'homme en tant qu'homme, abstraction faite de son caractère de chrétien.

«Nos ascètes du XVIIe siècle procèdent autrement.
Il est rare qu'ils fassent abstraction de l'élévation de l'homme à une fin surnaturelle. Ils savent que, dans la réalité, l'homme a toujours été appelé à la vie divine, et que, s'il l'a perdue par le péché d'origine, il l'a retrouvé dans son incorporation à Jésus-Christ par le Baptême. Aussi le Baptême est-il le point de départ, le principe, le fondement de tous leurs enseignements sur la vie chrétienne.»
(Ch. Lebrun, c.j.m. dans OC II, p. 197)

ENTRETIENS INTÉRIEURS DE L'HOMME AVEC SON DIEU

«Le Père Eudes publia, en 1662, les Entretiens intérieurs, dans le Royaume de Jésus, où ils formèrent dès lors, avec les Méditations sur l'humilité, la huitième partie de ce livre. Mais, ajoutés après coup à un ouvrage complet, ils ne font pas corps avec lui, et il n'y a aucun inconvénient à les en détacher pour en faire une oeuvre distincte.

«Nous avons dit précédemment, que le Serviteur de Dieu a aussi publié ces Entretiens en dehors du Royaume de Jésus, dans un petit volume in-32, mais toujours à la suite des Méditations sur l'humilité; et nous ne voyons pas qu'il les en ait jamais séparés. Il semble les avoir mis là comme à leur place naturelle, et l'on serait porté à croire qu'il a voulu, par ce moyen, remédier aux inconvénients que pourrait avoir la vue unique de notre néant, et des misères de notre nature dévoyée par suite du péché originel et de nos fautes actuelles. Il n'ignorait pas le conseil des maîtres de la vie spirituelle qui recommandent de ne jamais séparer la défiance de nous-mêmes de la confiance en Dieu. Il savait que la méditation exclusive ou trop prolongée de notre impuissance et de nos faiblesses pourrait conduire certaines âmes au découragement ou à la pusillanimité; qu'il serait injurieux à Dieu de ne penser qu'à soi et aux suites du péché, oubliant les dons et les grâces dont il nous a comblés; et que la vue des miséricordes de Dieu jointe à celle de nos profondes misères est tout ce qu'il y a de plus propre à nous faire renoncer à nous-mêmes pour ne compter que sur Dieu, chose absolument nécessaire dans le travail de notre sanctification.

«C'était là le secret du courage et de la force de l'apôtre saint Paul: Cum infirmor, tunc potens sum, s'écriait-il: «Plus je sens ma faiblesse, plus je suis fort», car je suis obligé de m'appuyer sur mon Dieu qui seul «est ma force et dans lequel je puis tout»: Omnia possum in eo qui me confortat. Ce n'est pas sur moi que je compte, mais uniquement sur sa grâce qui agira avec moi: Non ego, sed gratia Dei mecum.

«Ainsi donc, le Père Eudes semble vouloir, en habile directeur des âmes, qu'après nous être bien convaincus de notre néant et de notre incapacité à tout bien surnaturel, nous nous pénétrions profondément de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous pouvons en Dieu et par Dieu, afin de nous exciter à une vive reconnaissance pour ses immenses bienfaits, et de nous porter à entreprendre de grandes choses pour son amour.

«Les Entretiens intérieurs ont en effet pour objet les faveurs que nous avons reçues de Dieu, et les devoirs que nous avons par suite à remplir envers lui.

«Ce qui frappe le plus à la lecture de ces Entretiens, c'est leur caractère dogmatique. Ici pas de peintures morales, pas de ces analyses du coeur humain qu'on trouve parfois dans des ouvrages de ce genre. Ce sont les principes qui fixent l'attention du P. Eudes. À la lumière des saintes Écritures, il contemple avec admiration et amour les grandeurs de Dieu et les bienfaits sans nombre dont il nous a comblés, tant dans l'ordre naturel que dans l'ordre surnaturel, pour en tirer cette conclusion générale que notre vie lui appartient et qu'elle doit être employée tout entière à l'aimer et à le glorifier. On reconnaît, par endroits, les idées et même un peu la manière du Cardinal de Bérulle. Mais ce que l'on y reconnaît surtout et ce qui fait le prix des Entretiens, c'est la piété si vive et si pleine d'onction qui caractérise les ouvrages du P. Eudes.» (Ch. Lebrun, c.j.m. dans OC II, pp. 131-133)

LA VIE ET LE ROYAUME DE JÉSUS DANS LES ÂMES CHRÉTIENNES

CONTENANT PLUSIEURS EXERCICES DE PIÉTÉ POUR VIVRE ET MOURIR CHRÉTIENNEMENT ET SAINTEMENT, ET POUR FORMER, SANCTIFIER, FAIRE VIVRE ET RÉGNER JÉSUS DANS NOS ÂMES.

«Dans l'Élévation à Jésus placée en tête de l'ouvrage, le P. Eudes présente aussi son livre à toutes les âmes qui veulent suivre Jésus-Christ, spécialement à celles dont il avait la charge: «Je veux dédier et donner ce petit livre, dit-il, à toutes les âmes qui désirent vous aimer, [ô bon Jésus], et spécialement à celles dont vous voulez que j'aie quelque soin particulier devant vous.» Le Royaume de Jésus s'adresse donc tout particulièrement aux enfants du P. Eudes. S'ils veulent se remplir de l'esprit et de la piété de leur Père, c'est à ce livre surtout qu'ils doivent recourir. Jean Eudes y a condensé avec une lumineuse précision ses idées sur la vie chrétienne, sa nature, ses fondements et son complet épanouissement dans la pratique des vertus. Aucun autre de ses ouvrages ne présente les mêmes avantages. Dans tous, il est vrai, on retrouve sa doctrine spirituelle; mais elle est éparse dans le Coeur admirable; la Regula Domini Jesu (la Règle de Jésus) n'en donnent qu'une idée sommaire qui a besoin d'être expliquée; le Contrat de l'homme avec Dieu n'en indique que les principes essentiels. Seul, le Royaume de Jésus nous présente l'exposé complet et méthodique de la doctrine du P. Eudes, et nous apprend à la réduire en pratique dans les détails de la vie.» (Ch. Lebrun dans OC I, p. I)

L'idée fondamentale du Royaume de Jésus

«Le Royaume de Jésus repose tout entier sur cette idée, qualifiée de fondamentale par le P. Eudes lui-même. Que la vie chrétienne n'est que la continuation et l'achèvement en chacun de nous de la vie de Jésus. Le titre du livre exprime déjà cette idée. Dans sa Préface, le P. Eudes nous avertit que son but est de la mettre en lumière et de nous apprendre à la réduire en pratique.

«Cette manière d'envisager la vie chrétienne n'est pas nouvelle. Jésus-Christ lui-même nous la propose en divers endroits du saint Evangile, notamment dans la belle allégorie où il se compare à une vigne dont nous sommes les branches. On la retrouve dans l'Apocalypse et les Épitres de saint Jean. Saint Paul y revient à chaque instant, et on peut dire qu'elle fait le fond de sa doctrine. C'est lui qui en a donné la formule précise, dans ce texte connu qui s'applique à tout chrétien en état de grâce: Je vis, non, ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi.» (Ch. Lebrun, c.j.m., dans OC I, pp.  9-10)

LE COEUR ADMIRABLE DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU

«Le Coeur admirable est le plus considérable des ouvrages du P. Eudes, et c'est aussi celui où il explique de la manière la plus complète la dévotion aux Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie, telle qu'il la comprenait.

«Dans la Préface du Coeur admirable, le P. Eudes nous indique lui-même la raison qui le détermina à écrire son livre.

La terre est pleine de saints livres, qui ont été composés à la louange de la Mère admirable, et en si grande quantité qu'un excellent auteur en rapporte plus de cinq mille... Mais je ne trouve point de livres qu'on ait faits sur son très aimable Coeur. Et cependant, c'est ce qu'il y a de plus digne, de plus noble et de plus admirable en cette divine Vierge; et même c'est la source et l'origine de toutes ses grandeurs, ainsi que nous le ferons voir clairement ci-après. C'est pourquoi j'ai cru rendre service à Notre-Seigneur et à sa très sainte Mère, et obliger ceux qui font profession de l'honorer et de l'aimer comme leur Souveraine et comme leur véritable Mère, de mettre ce livre au jour, pour exciter dans les coeurs de ceux qui le liront une vénération et dévotion particulière envers son très aimable Coeur. (OC VI, V-VI)

On trouvera dans cet ouvrage la doctrine qui est à la base des Messes et des Offices liturgiques que Jean Eudes composa en l'honneur du Coeur de Jésus et du Coeur de Marie et qui furent célébrés pour la première fois dans l'Église.

LES ÉCRITS DESTINÉS AUX PRÊTRES

Jean Eudes composa plusieurs ouvrages destinés aux prêtres dont voici les trois principaux:

  • Le Mémorial de la vie écclésiastique
  • Le Prédicateur apostolique
  • Le Bon Confesseur

LE MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE.

L'auteur nous le présente ainsi:

Vous y verrez quelle est la dignité de l'état ecclésiastique, et les qualités excellentes d'un bon pasteur et d'un saint prêtre, dont la considération, si vous pesez ces choses comme il faut, vous donnera l'estime et le respect que vous devez avoir pour la sublimité et la sainteté de votre profession, vous portera à reconnaître et à louer la divine bonté qui vous a appelé à un état si noble et si saint, vous excitera à traiter dignement et saintement toutes les fonctions sacerdotales, vous fera craindre les fautes que vous y pouvez faire, comme n'étant point petites, puisqu'elles sont mesurées sur la grandeur de la grâce, en quelque façon infinie, que le Fils de Dieu vous a faite de vous rendre participant de son divin sacerdoce, et sur la dignité des fonctions sacerdotales; elle vous obligera enfin à mener une vie conforme à la sainteté de votre sacré ministère. (OC III, 1-2)

LE PRÉDICATEUR APOSTOLIQUE

Le Prédicateur Apostolique nous montre le prêtre face à sa mission d'annonciateur de la parole de Dieu.

Les prédicateurs doivent souvent se mettre devant les yeux la très grande importance et la sublimité de leur office, non pas pour y prendre une vaine complaisance, ni pour en tirer de la gloire; mais plutôt pour s'humilier profondément en la vue de leur indignité infinie et de leur incapacité au regard d'un ministère si digne et si relevé, et pour s'exciter à n'omettre rien de tout ce qui dépend de leur pouvoir et de leur diligence pour s'en bien acquitter.

Pour cet effet, ils doivent se représenter, spécialement quand ils ont à se préparer à la prédication, que cet emploi considéré en lui-même, en son origine et en sa fin, est très excellent et de très grande conséquence.

Que cet emploi nous est commun avec les plus grands Saints de la nouvelle Loi, c'est-à-dire avec les saints Apôtres, et avec Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Que prêcher, c'est distribuer aux enfants de Dieu le pain de vie, et de vie éternelle, pour entretenir, fortifier et perfectionner en eux la vie divine qu'ils ont reçue de ce Père céleste en leur nouvelle naissance par le saint Baptême: Verba vitae aeternae habes (tu as les paroles de la Vie éternelle).

Que les prédicateurs évangéliques sont les anges incarnés du Seigneur, les messagers du ciel, les chérubins, les séraphins de l'Église, et les hérauts de la très sainte Trinité; à raison de quoi ils commencent aussi leur prédication: In nomine Patris, et Filii, et Spiritus sancti (au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit). (OC IV, 11)

LE BON CONFESSEUR

Exhortation de Jean Eudes aux confesseurs:

Souvenez-vous que vous faites l'oeuvre de Dieu dans le confessionnal, et un très grand et très important oeuvre de Dieu: et par conséquent que vous le devez faire digne Deo, c'est-à-dire avec un soin, avec une application et avec des dispositions dignes de la majesté de Dieu, de la sainteté de son oeuvre, de la dignité des âmes qui ont coûté son sang, et du prix de ce sang précieux que vous leur appliquez. (OC IV, 147)

 

 

RÈGLES ET CONSTITUTIONS DE LA CONGRÉGATION DE JÉSUS ET MARIE

Pour acquérir une existence civile et ecclésiastique, la Congrégation de Jésus et Marie, fondée par Jean Eudes, devait se donner des Règles et des Constitutions. L'institut ne devait pas cependant devenir un ordre religieux.

«Le P. Eudes ne pouvait assujettir ses enfants à une Règle religieuse. La nature de sa Congrégation y répugnait. Ce n'était point un Ordre religieux, mais un corps purement ecclésiastique, destiné à conduire ses membres à la perfection de leur état, et à en faire les modèles et les éducateurs du clergé séculier, dans les rangs duquel ils entendaient rester. Dans ces conditions, il est évident qu'aucune Règle religieuse ne pouvait leur convenir.

«La Congrégation de Jésus et Marie est donc un corps purement ecclésiastique. Elle tient à demeurer dans la hiérarchie ecclésiastique, et bien qu'elle honore le Souverain Pontife comme son chef suprême, elle entend rester sous la juridiction immédiate des Évêques, pour être plus à même de leur venir en aide dans la formation du clergé.

«À raison même de son caractère purement ecclésiastique, la Congrégation de Jésus et Marie n'est pas un ordre nouveau; elle n'est qu'une branche du premier et du plus saint de tous les ordres, l'ordre sacerdotal dont l'instituteur est Jésus-Christ lui-même. Aussi est-ce lui qu'elle regarde comme son fondateur, et c'est de lui qu'elle a reçu la règle qu'elle suit. Toutefois, elle considère également Marie comme sa fondatrice, parce qu'elle a été associée d'une manière admirable au sacerdoce de Jésus-Christ, et que, si elle est la Mère de tous les chrétiens, elle est cependant, à un titre particulier, la Mère des prêtres.

«Quant à l'esprit de la Congrégation, il n'est autre que celui du Souverain Prêtre.» (Ch. Lebrun, c.j.m. dans OC IX, p 35)

PLAN DE L'EXPOSÉ

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