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LES EUDISTES C.J.M. |
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QUI EST JEAN EUDES ?
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Ses fondations:L'Institut Notre-Dame-de-Charité«Le Saint rassemble toutes les pénitentes dispersées dans la ville et les réunit le 25 novembre 1641, dans une maison située rue Saint-Jean vis-à-vis la chapelle de Saint-Gratien [...] cette maison que (la Vierge) allait couvrir de sa protection maternelle. L'oeuvre des repenties était fondée». (1) «Cet "hôpital des âmes" dont le père Eudes dota l'Église [...] ne fut pas créé de toutes pièces ni équipé du premier coup. Il fut d'abord aidé dans cette oeuvre de miséricorde par quelques femmes du peuple qui consentirent à héberger ses converties. L'une d'elles, Madeleine Lamy, habitait une petite maison au faubourg Saint-Julien à Caen. De toute évidence, ce ne pouvait être qu'une installation précaire. «Le voyant passer accompagné de pieux amis, elle ne manqua pas l'occasion: «Où allez-vous?, interrogea-t-elle. Sans doute dans les églises pour y manger les images; après quoi vous croirez que vous êtes bien dévots. Ce n'est pas là où gît le lièvre, mais bien travailler à fonder une maison pour ces pauvres filles qui se perdent, faute de moyens et de direction». (1) Cet apostrophe fut un trait de lumière pour le père Eudes et ses associées. On décida d'abord de trouver une maison puis du personnel avec la permission des autorités civiles et religieuses et, après de nombreux aléas, l'oeuvre de Notre-Dame-de-Charité prit son essor, dans la pauvreté et au milieu des sarcasmes des bien-pensants. La Congrégation de Jésus et MarieNous avons déjà parlé de cette oeuvre bien connue. Voici l'évaluation qu'en fait le fondateur un an avant sa mort: «La bonté infinie de Notre-Seigneur Jésus et la charité incomparable de sa divine Mère nous ont fait plusieurs faveurs particulières... Mais une des plus grandes et peut-être la plus grande de toutes, c'est d'avoir établi notre Congrégation sur la croix. Car qui pourrait dire ce qu'il a fallu souffrir sur ce sujet, en toutes manières, de toutes parts, et durant plus de trente-six ans? N'avons-nous pas été abandonnés, pendant quelque temps, de nos meilleurs amis? N'avons-nous pas été noircis et décriés par une infinité de calomnies et de libelles diffamatoires?... Le monde et l'enfer n'ont-ils pas fait tous leurs efforts pour anéantir cette petite Congrégation dès sa naissance? Mais que peuvent toutes les forces de l'univers, même contre un ver de terre, ou un atome qui est dans la main du Tout-Puissant et sous la protection de la Reine du Ciel? [...] Car plus les oeuvres de Dieu participent à la croix de son Fils, plus elles ont de part aux grâces et aux bénédictions qui en procèdent». (1) La Société du Très Saint Coeur de la Mère admirableCet institut est moins connu du public, mais son rayonnement n'en a pas été moins considérable. Au cours de ses missions, Jean Eudes «aimait à rédiger des Confréries soit en l'honneur du très Saint Coeur de la Mère de Dieu, soit sous le vocable du Sacré Coeur de Jésus et de Marie, dans lesquelles il enrôlait un grand nombre de personnes de tout rang et de toute condition [...] Or l'Esprit de Dieu lui fit discerner, parmi les membres de ces confréries des âmes d'élites «qui, ne pouvant pas embrasser la vie religieuse, voulaient en vivre l'esprit. Jean Eudes établit pour elles une nouvelle société où elles trouveraient des moyens de sanctification faciles et tout appropriés à leur situation». «Cette pieuse compagnie se compose de deux corps, l'un d'hommes, tant ecclésiastiques que laïques, l'autre de femmes». (1) Les personnes mariées n'en faisaient pas partie. Elle s'adressait à ceux qui voulaient vivre la virginité ou la viduité perpétuelle. Les buts de la société étaient de 1) glorifier les Coeurs de Jésus et de Marie, 2) travailler au salut des âmes en propageant l'amour, le culte et l'imitation des Saints Coeurs. Tous les membres étaient associés aux deux instituts, en favorisant les oeuvres des Séminaires, des Missions et des Refuges. La société est encore bien vivante en Amérique latine, mais vacillante en France et en Amérique du Nord. Mais elle survit dans de nombreuses congrégations religieuses; les Soeurs des Saints Coeurs de Jésus et Marie qui vivent près de nous ont eu comme fondatrice Amélie Fristel, membre de la Société du Coeur admirable. Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres était aussi membre de la société. Quatre ou cinq autres communautés moins connues sont de même origine. |
Les écritsLes écrits de Jean Eudes qui nous sont parvenus comprennent douze volumes publiés sous le titre d'Oeuvres complètes. Vie et Royaume de Jésus, le Manuel de piété, le bon Confesseur, le Prédicateur apostolique, le Mémorial de la vie ecclésiastique, le Contrat de l'homme avec Dieu par le Saint Baptême, le Coeur admirable ont inspiré de nombreuses générations de prêtres, de religieuses et de laïques à travers les continents, mais avec des hauts et des bas, selon les époques et selon les pays. De nos jours, les écrits de Jean Eudes, surtout sous forme de morceaux
choisis, ont pris un essor renouvelé. À leur grande surprise, plusieurs chercheurs ont
retrouvé en Jean Eudes une doctrine dont l'aspect pratique et la profondeur fournissent
un apport précieux au renouveau théologique, liturgique et mystique, issu de Vatican II. |
NOTES:
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