Eudistes - Province de France-Afrique

La Corbinais - Notre Dame des chênes

   


La Corbinais (Plancoët)

Notre Dame des Chênes (Paramé)


 

 

Petite histoire de "La Corbinais"

 

            Le 1er Juin 2000, les Pères eudistes ont quitté définitivement « La Corbinais » à Plancoët après plus d’un siècle de présence dans le Val d’Arguenon. Voici quelques étapes de leur implantation dans le diocèse de Saint-Brieuc.

 

Le 4 avril 1794 (15 germinal an II)

           

             La métairie de la Corbinais à Plancoët et Pluduno qui appartenait, avant la Révolution à Aubine-Louise de Gouyon de Launay-Comatz, veuve de Beaufort, fut acquise par le procureur-syndic de Dinan, Charles-Marie Beslay, pour la somme de 18.200 livres.[Thèse de M. Léon Dubreuil]

            Cette propriété fut rachetée par le grand-père de Melle Amélie Robinot. En 1878, Les Pères Eudistes la rachetèrent, à charge pour eux de l’utiliser pour la formation d’enfants et jeunes gens qui se destineraient à la prêtrise.

 

1877-1903

 

            Le 28 août 1877, Mgr David, évêque de Saint-Brieuc autorisait les Eudistes à s’installer à La Corbinais. On agrandit la maison centrale avec des pierres, charroyées bénévolement par des agriculteurs amis. Ces pierres provenaient de la tranchée ouverte par les chemins de fer de l’Etat qui construisaient la ligne Lamballe-Dinan-Lison. Beaucoup d’enfants et de jeunes y affluèrent à la Corbinais jusqu’en 1903.

 

1903-1908

           

        En 1903, lors des lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat, les Pères et les élèves furent expulsés manu militari. Une famille chrétienne, les Cocheril, propriétaires de la grande minoterie de Plancoët, racheta la propriété et la remit officiellement aux Eudistes en 1908. Ils en firent une maison de retraite et de repos pour les Pères âgés et malades. Quelques vocations d’aînés vinrent aussi compléter leurs études en vue du sacerdoce. C’est ainsi que le regretté Père Hamon, natif de Tréglamus, y commença sa longue et brillante carrière intellectuelle et sacerdotale… laquelle vint s’achever dans cette même maison de La Corbinais.

            C’est à cette époque que les sœurs de la Présentation de Broons acceptent de venir pour aider les Pères dans les services d’infirmerie, lingerie, cuisine et sacristie. Elles se dévouèrent avec une grande charité jusqu’en 1987, date à laquelle la relève fut assurée par les sœurs des Saints-Cœurs de Notre-Dame des chênes à Paramé.

 

1914-1940

 

            De 1914 à 1919, les Sœurs de Créhen hébergent un grand Hôpital avec 2 annexes : l’une chez les sœurs Trinitaires, l’autre chez les Eudistes. Cette cohabitation de militaires de base et de prêtres contribua à faire tomber des barrières et d’ailleurs un certain nombre de vocations religieuse naquirent ainsi !

            En 1940, vint l’occupation allemande, aggravée à partir de 1943, lorsque Plancoët et toute la côte furent déclarés « zone interdite ». Au dire du Père Hamon, cette occupation fut plus pesante que brutale, les Allemands, surtout les protestants, ayant une grande considération pour les Sœurs.

 

1952-1977

           

         Dans les années 1952-1953, une importante rénovation de La Corbinais fut entreprise pour des questions de confort et de sécurité.

            L’année 1977 fut celle du centenaire de la fondation de la communauté et Mgr Kervennic présida les cérémonies d’anniversaire, entouré de tous les amis de la maison, en particulier M. Samson, le maire de Plancoët.

 

2000

 

           

            A notre plus grand regret, nous avons du prendre la décision de fermer Plancoët ne pouvant faire face aux grandes dépenses pour assurer la sécurité de la maison.

            Nous avons quitté La Corbinais à la fin mai pour emménager à Saint-Malo, où les sœurs de Paramé nous ont réservé un étage dans un bâtiment nouvellement construit pour être une maison de repos. Elle offre toutes les possibilités de prise en charge des malades, ce qui est important pour nos prêtres âgés.

 

C. de Charnacé et Pierre Dauguet