Eudistes - Province de France

 Le Séminaire d'Orléans

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Les séminaristes   La formation   Les 4 dimensions de la formation

Histoire récente du séminaire

Le séminaire au diocèse d'OrIéans a été fondé en 1670 par Mgr de Coislin. La direction en est assurée à partir de 1707 par les prêtres de Saint-Sulpice.

Les années 1970 — 1980 connaissent une baisse importante des effectifs et une forte crise des vocations presbytérales remet en question l’existence du séminaire. Cependant en octobre 1980, Mgr J.- M. Lustiger, alors évêque d’Orléans, relance le séminaire (dont ne subsistaient plus que les dernières années de formation) en ouvrant un premier cycle, qui accueille dès la première année des séminaristes (6 candidats) issus d’autres diocèses de la Région apostolique Centre et dont la direction est confiée aux pères Eudistes en collaboration avec des prêtres diocésains. En 1982, le second cycle est relancé.

En 1992-1993, après un accord financier conclu entre les diocèses, de grands travaux sont entrepris dans les locaux du séminaire. C’est une décision courageuse et un acte d’espérance de la part des évêques, en des temps où les vocations se font moins nombreuses.

Aujourd’hui le séminaire forme principalement des futurs prêtres de 7 diocèses de la Région apostolique Centre. II accueille en outre quelques séminaristes de communautés nouvelles, comme la communauté des Béatitudes (Nouan-le-Fuzelier), de congrégations ou autres diocèses.

La Conférence épiscopale de France ayant adopté (Lourdes 1997) les nouvelles ratios (orientations définissant l’organisation de la formation dans tous les séminaires de France), les évêques des sept diocèses élaborent en 1999 de nouveaux statuts inscrivant ainsi le séminaire d’Orléans dans une dimension régionale.

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Les séminaristes

Pour l’année présente (en septembre 1999), le séminaire compte 35 séminaristes dont 4 sont en stage soit dans le cadre du service national (militaire ou coopération), soit dans le cadre d’une formation professionnelle. Ils sont répartis en deux cycles: le premier cycle (les deux premières années) avec 14 séminaristes et le second cycle (les quatre dernières années) avec 17 séminaristes dont 4 diacres (6ème année. Le plus jeune séminariste a 18 ans cette année et le plus vieux 32 ans. Mais, la plupart, depuis quelques années, ont entre 24 à 26 ans.

On constate une grande diversité des milieux d’origine et des parcours: certains ont un niveau d’études d’ingénieur ou ont suivi des études à l’université (droit, histoire, sciences, etc.), d’autres ont une formation professionnelle courte (CAP, BTS, etc. Certains ont une réelle expérience professionnelle (la restauration, l’entreprise, le bâtiment,...), d’autres quittent juste le lycée, l’université ou leur famille.

II est donc difficile de tracer le profil type du séminariste. Certains, issus de familles pratiquantes, ont participé à divers mouvements d’Église comme le scoutisme, les hospitalités diocésaines (service des malades à Lourdes), le MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes), les aumôneries, les mouvements d’action catholique. A l’âge adulte, certains ont pris des responsabilités dans des mouvements et services d’Église. D’autres, au contraire, ont une histoire chrétienne très récente, avec une redécouverte — parfois une découverte — de la foi en fin d’adolescence ou à l’âge adulte.

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Contenu de la formation

La formation vers le ministère presbytéral s’effectue sur un parcours de formation d’une durée minimale de 6 ans qui comprend:

- un premier cycle (2 ans) permet le choix de la vocation par un approfondissement spirituel et par une formation intellectuelle où domine la dimension philosophique. Ce premier cycle peut être suivi par un temps de stage (Service national, reprise d’études, activités professionnelles, etc.) permettant une maturation personnelle plus grande.

- un deuxième cycle (4 ans) est un temps de formation spécifique dominante théologique) en vue du ministère presbytéral. II permet de forger une personnalité chrétienne, attachée à Jésus-Christ et à son Église, soucieuse d’annoncer l’Évangile en toute liberté, avec intelligence et dans l’amour et le respect des hommes d’aujourd’hui. II comporte des temps réguliers d’apprentissage pastoral dans une paroisse du diocèse d’origine.

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Les quatre dimensions de la formation

(texte de référence : Pastores dabo vobis de Jean-Paul II)

1.La formation humaine : outre l’expérience humaine avant l’entrée au séminaire, ces six années de formation doivent permettre à chacun de développer les qualités nécessaires à l’exercice du ministère presbytéral sans négliger l’équilibre et l’épanouissement personnel. Elle s’effectue à la fois dans la vie communautaire, souvent exigeante dans l’apprentissage du respect et de l’entraide fraternelle ; dans les expériences paroissiales (rencontres avec des gens divers) ; dans les études qui apprennent à réfléchir et à devenir des hommes libres et responsables de leur choix.

2.La formation spirituelle : elle est l’affaire de toute la vie et s’enracine dans toutes les activités de la formation. Elle comprend des temps forts personnels et communautaires (prière personnelle ou commune, messe, retraites, méditation de la bible, etc..) Elle se construit aussi en lien avec un accompagnateur spirituel, dans les échanges au sein de la communauté et à travers un enseignement sur la spiritualité.

3.La formation intellectuelle : les études permettent aux séminaristes d’entrer dans une intelligence de la foi mais aussi dans une dimension spirituelle forte; il s’agit d’affermir et d’entretenir leur relation au Christ. Les cours actuels: étude de la Bible, théologie, philosophie, morale, spiritualité, liturgie, langues, histoire, droit Canonique, etc.

4.La formation pastorale : elle marque la nature et l’organisation des études et doit unifier l’ensemble de la formation des futurs prêtres. En premier cycle les séminaristes ont une activité apostolique de courte durée, effectuée sur place, à Orléans (première prise de contact, apprentissage de l’écoute, du travail en équipe, découverte de 1’Eglise, .... En second cycle, une insertion paroissiale permet l’apprentissage de la prise de responsabilité, la connaissance de 1’Eglise locale, la vérification du sens pastoral, etc.

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